Nouvelles
exigences pour les chauffeurs commerciaux canadiens
25
juillet 2006 — Le Department of Homeland Security des États-Unis a annoncé son intention
d’édicter un règlement selon lequel
les chauffeurs titulaires d’un permis du Canada
pourront fournir des services de transport routier
des marchandises dangereuses vers les États-Unis
s’ils possèdent une carte pour le programme
EXPRES dès le 10 août 2006.
Les
gouvernements du Canada et des États-Unis reconnaissent
que les chauffeurs (qui n’ont pas encore été
approuvés pour le programme EXPRES) devront
bénéficier d’un délai pour
compléter le processus d’inscription
au programme EXPRES. Il est donc attendu que les autorités
des États-Unis feront preuve d’autant
de flexibilité que le permet leur législation
pendant la mise en application de la loi.
Les
chauffeurs du secteur commercial titulaires d’un
permis au Canada et désireux de fournir des
services de transport routier de marchandises dangereuses
aux États-Unis devront s’inscrire immédiatement
au programme EXPRES pour obtenir une autorisation.
Les
États-Unis ont adopté une nouvelle loi
intitulée « Safe,
Accountable, Flexible, Efficient Transportation Equity
Act: A Legacy for Users (SAFETEA LU) »
(anglais seulement) qui stipule que tous les chauffeurs
qui veulent transporter des marchandises dangereuses
(y compris des explosifs) à destination des
États-Unis et dans ce pays feront l’objet
d’une vérification des antécédents
semblable à celle que l’on exige des
chauffeurs du secteur commercial qui travaillent aux
États-Unis en vertu de la USA PATRIOT Act.
Le
Canada et les États-Unis se sont mis d’accord
pour que la carte de participation au programme EXPRES
pour les chauffeurs du secteur commercial, émise
par l’ASFC, soit acceptée par le gouvernement
des É.-U. comme une preuve que les chauffeurs
enregistrés pour opérer au Canada ont
rempli les nouvelles exigences des É.-U.
La
position du Canada relativement à la suspension
du cycle de Doha
Le
ministre du Commerce international, l’honorable
David L. Emerson, et le ministre de l’Agriculture
et de l’Agroalimentaire et ministre de la Commission
canadienne du blé, l’honorable Chuck
Strahl, ont exprimé aujourd’hui leur
déception à la suite de l’annonce
par le directeur général de l’Organisation
mondiale du commerce (OMC), M. Pascal Lamy, de la
décision de suspendre jusqu’à
nouvel ordre le dernier cycle de négociations
de l’OMC, à savoir le Programme de Doha
pour le développement.
« Malgré
les énormes efforts consentis par tous les
membres de l’OMC et 11 heures de discussions
entre les participants du G6, les divergences entre
les positions de négociation sont trop profondes
pour qu’il soit possible de les aplanir dans
les délais actuels, a déclaré
le ministre Emerson. Étant donné les
bienfaits économiques importants qu’aurait
pu procurer le succès de ces négociations,
c’est là un constat très décevant
pour le Canada et pour tous les pays développés
et en développement. »
« Les
producteurs agricoles et les transformateurs de produits
agricoles canadiens, ainsi que d’autres manufacturiers
et fournisseurs de services profiteraient d’un
accès accru aux marchés que le Cycle
de Doha visait à atteindre, a-t-il ajouté.
Nous sommes un pays qui est fortement tributaire du
commerce international, et notre gouvernement continuera
de se concentrer sur un commerce plus libéralisé,
le système commercial multilatéral réglementé
et les objectifs des négociations de Doha. »
Le
Canada demeure profondément attaché
à l’OMC, la seule organisation internationale
vouée à la promotion d’un commerce
réglementé entre les pays.
« Même
s’il s’agit d’un important revers,
le Canada demeure engagé à rechercher
des occasions et un environnement commercial international
plus juste pour ses producteurs agricoles et ses transformateurs
de produits agricoles, d’affirmer le ministre
Strahl. Nous continuerons à promouvoir les
intérêts du secteur agricole du Canada,
y compris des industries à offre réglementée
et axées sur l’exportation.
« Le
Canada continuera à collaborer avec les provinces,
les territoires et les intervenants afin de déterminer
la meilleure façon d’atteindre ses objectifs
commerciaux. Le Canada continuera aussi à mener
des initiatives commerciales régionales et
bilatérales qui serviront ses intérêts
futurs en matière d’échanges ».
L’agence
américaine U.S. Customs and Border Protection
(CBP) a publié plus tôt cette année
un répertoire de pratiques d’excellence
relatives à la sécurité de la
chaîne d’approvisionnement dans le cadre
du programme C-TPAT. Ce catalogue vise à informer
les entreprises, désireuses de se conformer
aux exigences du programme C-TPAT, des pratiques qui
ont jusqu’ici été reconnues comme
les meilleures en matière de sécurité
de la chaîne d’approvisionnement. Jusqu’à
maintenant, plus de 1 400 entreprises ont fait
l’objet de la procédure de validation
C-TPAT.
Le
répertoire du CBP ne se veut pas exhaustif,
ni même obligatoire pour les importateurs ou
entreprises de transport qui aspirent à obtenir
une certification de « troisième
tiers ». En effet, nul n’est obligé
de mettre en application l’ensemble de ces pratiques
afin de se conformer aux exigences C-TPAT, car le
gouvernement américain reconnaît la grande
diversité des entreprises et des conditions
particulières qui affectent chacune d’elles.
Ainsi, les évaluations de conformité
reposent davantage sur une vue d’ensemble de
chaque entreprise, tenant compte de la nature de ses
opérations, d’une analyse des risques
auxquels elle est exposée, des moyens à
sa disposition, ainsi que de la situation de ses partenaires
commerciaux.
Le
document répertorie les pratiques d’excellence
en dix-sept catégories, chacune d’elles
se divisant en plusieurs sous-catégories :
1) l’encadrement
administratif;
2) la soumission avancée ou de base
des données;
3) l’analyse du risque;
4) l’auto-évaluation;
5) la planification de la sécurité
et la gestion des programmes;
6) les obligations des partenaires d’affaires;
7) la sécurité des conteneurs/remorques/unités
de chargement;
8) la sécurité des transports;
9) le repérage des marchandises en transit;
10) le contrôle des accès physiques;
11) la sécurité du personnel;
12) les procédures de sécurité;
13) la formation en sécurité/analyse
du risque/réseautage;
14) la sécurité des lieux;
15) la sécurité informatique;
16) les plans d’intervention d’urgence/reprise
sur sinistre;
17) la certification visant l’amélioration
de la sécurité de la chaîne
d’appro-visionnement.
Les
pratiques d’excellence sont présentées
dans ce document dans un ordre quelconque, à
l’exception de la première, jugée
de loin la plus importante en raison de son impact
général observé sur la protection
de la chaîne d’approvisionnement. Ainsi,
pour les entreprises nationales, l’encadrement
administratif propose les pratiques suivantes :
intégrer
une philosophie d’amélioration continue;
engager
la vigilance les cadres supérieurs;
briefer régulièrement le personnel
par les cadres supérieurs;
mettre
sur pied un comité de sécurité
de la chaîne d’approvisionnement;
tisser
des liens entre les cadres supérieurs et
les partenaires commerciaux;
intégrer
pleinement les politiques à travers toute
la chaîne d’approvisionnement.
Pour
les entreprises multinationales, l’encadrement
administratif propose aussi :
établir
à l’étranger des directeurs
de la sécurité ou des directeurs régionaux;
établir
des conseils de sécurité impliquant
les cadres supérieurs régionaux;
inclure
les notions de sécurité dans la mission
d’entreprise.
Bien
que chacune de ces pratiques soit définie et
expliquée, le document peut laisser le lecteur
sur sa faim par ses textes plutôt sommaires
qui passent sous silence des questions de mise en
œuvre. De plus, les dix-sept groupes de pratiques
décrites dans le document ne doivent pas être
vus comme des absolus ou des solutions miracles. Toutes
ces pratiques ont leur place et peuvent contribuer
à sécuriser la chaîne d’approvisionnement,
mais toutes ne sont pas indiquées pour tous
les types d’entreprises.
Notez
que les pratiques d’excellence s’inscrivent
dans une démarche de sécurité
qui préconise l’effort soutenu, plutôt
que l’atteinte d’un état final.
Certes, le but de ces pratiques est l’atteinte
d’une sécurité accrue, mais celle-ci
ne peut être véritablement atteinte sans
une vigilance de tous les instants. Tel que le répète
souvent Bruce Schneier, expert renommé en sécurité,
on doit traiter la sécurité comme un
processus, non comme un produit (Crypto-Gram,
2000-05-15), ce que les autorités
frontalières américaines semblent avoir
bien compris.
Lors
d’une édition précédente
de notre bulletin (Vol. 2,
nº 1), nous vous informions d’un
site Web qui fournissait le prix à la
pompe de l’essence partout au Canada.
Or, ce site n’est plus en service. Compte
tenu du fait que les prix sont toujours préoccupants,
nous avons jugé utile de vous trouver
d’autres ressources. Voici quatre sites
Web qui vous permettront d’identifier
le prix de l’essence à la pompe,
tant au Québec, au Canada, qu’aux
États-Unis (à l’exception
du premier, tous sont en anglais) :
L'Internet
regorge de sources d'information liées
au domaine du transport. Nous avons ainsi sélectionné
un ensemble de sites susceptibles de vous intéresser
que nous vous présenterons régulièrement
dans cette section du bulletin. Consultez donc
notre section Liens
utiles.
Vouloir,
c’est pouvoir !
Afin d’égayer
un peu votre quotidien, voici notre vidéo
humoristique mensuelle. Ce mois-ci, nous célébrons
le comble de la débrouillardise, mu
par le plus grand des stimilants : la
séduction ! Ou, peut-être,
est-ce simplement le pouvoir des médias
et de la publicité à l’œuvre ?
Double-cliquez
sur l'image pour faire jouer la vidéo
Si
vous ne voyez pas l'animation ci-dessus,
téléchargez Quicktime en cliquant-ici